Unis pour l’enfance précarisée

    Unis pour l’enfance précarisée

     

    Un partenariat entre la CPMS provincial de Péruwelz et la Ville de Leuze-en-Hainaut débouche sur des actions concrètes pour les enfants qui vivent dans des situations difficiles.

    En Wallonie, un enfant sur six vit dans la pauvreté : une réalité qu’a encore accentué la crise sanitaire. Défauts de sommeil, d’hygiène, d’alimentation impactent le quotidien et les apprentissages de l’enfant. C’est un constat que font les professionnels, repérant dès la maternelle difficultés scolaires, absentéisme ou décrochage...


    « Quand les besoins des enfants ne sont pas rencontrés, qu’ils n’ont ni collation ni repas de midi, on ressent le besoin d’agir ! » alerte Céline Calcus, Directrice du Centre psycho-médico- social provincial de Péruwelz, avec lequel les écoles communales fondamentales de Leuze-en-Hainaut sont conventionnées.


    Fin 2019, elle a pu s’appuyer sur Rudi Bral, Directeur Général de la Ville de Leuze-en-Hainaut. Ils ont rassemblé les acteurs sociaux de l’entité (Police, CPAS, ONE, directions d’écoles, Centre culturel, bibliothèque, écoles de devoirs, Croix Rouge...) : tous animés par la volonté d’agir concrètement. « Les besoins primaires des enfants ne sont pas rencontrés : il faut les aider.»

     

    Le soutien du CPAS, en particulier celui de Anne Feron, la Directrice générale, a été total. Depuis septembre, près de 700 enfants des neuf implantations scolaires communales de Leuze bénéficient chaque jour d’une soupe gratuite. A Noël, c’était une collation offerte grâce à la Ville et au CPAS de Leuze. S’il n’a pas été possible en raison du code rouge, d’offrir des repas chauds aux enfants issus de familles précarisées, le CPAS leur fournit une lunch box. En complément, ils peuvent bénéficier d’un repas chaud pour le soir, à la maison, week-ends et vacances compris. Une action mise en place grâce à l’intervention du Fonds fédéral pour les mineurs précarisés.

     

    Ce Fonds offre des possibilités de financement pour des aides scolaires comme la logopédie, les classes de dépaysement ou l’achat de lunettes pour enfants. Le CPAS prend en charge la partie financière que le parent devrait assumer hors situation précaire.
    « Cette aide sera effective dans quelques semaines », se réjouit Rudi Bral.

     

    Aller plus loin

    A la rentrée de septembre, un guide co-réalisé par le CPMS provincial de Péruwelz et la Ville de Leuze verra la jour. A destination des parents de l’entité, enseignants et acteurs sociaux, il comprendra des fiches thématiques (hygiène, alimentation, apprentissages, éducation...) en répertoriant les aides locales existantes.

    Un local pourrait s’ouvrir afin que les partenaires sociaux leuzois se rencontrent pour collaborer, y développer une extension de l’école des devoirs pour accueillir plus d’enfants et renforcer les liens avec les parents. Autre projet, celui d’une permanence dans les écoles pour que parents, enseignants et enfants puissent directement relayer, auprès d’un travailleur social, les difficultés rencontrées.

    Ces aides variées doivent être justifiées : par le CPAS mais aussi par les familles bénéficiaires. «Certaines ont peur du jugement, ont besoin de temps pour parcourir ce cheminement parfois complexe», souligne Céline Calcus. Raison pour laquelle deux courriers d’information, co-signés par le CPMS provincial et le CPAS de Leuze, ont été envoyés à tous les parents. Des gestes qu’il faut répéter souvent…

     

    Infos :
    CPMS de la Province de Hainaut- Péruwelz, Céline Calcus. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., 069/53 27 00 ou 0498/19 39 39.